Auteurs : Marceline Brunet ; Brigitte Ceroni ; Jean-Paul Leclercq
Photographes : Roger Choplain ; Roland Maston
Éditeur : Etude du patrimoine auvergnat
Collection : Images du patrimoine 58 (épuisé)
Date de publication : 1989
A mi-chemin d’Ambert et de La Chaise-Dieu, le canton d’Arlanc s’étend sur les flancs des Monts du Livradois à l’ouest et du Forez à l’est et dans la plaine qui les sépare. L’omniprésence de l’eau, due à l’imperméabilité du sol, a modelé le paysage où dominent prairies et forêts. Les moulins à eau – féculeries, moulins à farine, scieries – y sont nombreux et les fermes, tournées vers l’élevage, donnent une grande place à l’étable et à la grange.
Sept des dix églises du canton, remaniées au cours des siècles, remontent à l’époque romane, tels Saint-Pierre d’Arlanc ou le portail de Saint-Blaise de Dore-l’Eglise. Elles renferment un patrimoine mobilier digne d’intérêt comme les cloches médiévales de l’église d’Arlanc.
L’activité la plus remarquable du canton était la Fabrication de la dentelle. De lin, de laine, de coton ou de soie, la dentelle au fuseau a été produite dans des conditions qui n’ont guère varié du XVIIIe au XX siècle : les pièces étaient réalisées par des ouvrières spécialisées travaillant à domicile pour le compte de marchands qui leur distribuaient matières premières et modèles. Une large part de cette production était exportée vers les colonies espagnoles d’Amérique et vers les Antilles. La dentelle au lacet, introduite vers 1875, était produite par la fabrique Chabrier qui a connu son apogée entre 1900 et 1920.
Le Musée de la Dentelle à Arlanc perpétue le souvenir de cette activité en voie d’extinction grâce à ses collections de documents anciens, de pièces et d’outils.
Pour en savoir plus, consultez l’étude :
Canton d’Arlanc (Puy-de-Dôme)