Le curé d’Ars et son église

Auteurs : Marie-Reine Jazé-Charvolin

Photographes : Éric Dessert ; Jean-Marie Refflé

Dessinateur-cartographe : Paul Cherblanc

Éditeur : Lieux Dits

Collection : Images du patrimoine 67 (épuisé)

Date de publication : 1990

Qui n’a pas entendu parler du Curé d’Ars ? Jean-Marie-Baptiste Vianney, canonisé en 1925, est parmi les saints les plus populaires de la France rurale. Sa statue le représentant en soutane, portant le surplis et l’étole, le visage recueilli, le dos légèrement voûté, les mains jointes avec ferveur, est encore exposée dans de nombreuses églises et chapelles, alors que bien d’autres œuvres de série sont, depuis quelques années, déposées ou détruites.

Né à Dardilly, dans le Rhône, en 1786, ordonné prêtre en 1815, il est à Ars, paroisse oubliée de la Dombes, a trente kilomètres au nord-est de Lyon, en 1818. Il y demeure jusqu’à sa mort en 1859.

Son ministère est connu, mais de son église, on a surtout retenu l’image d’une modeste chapelle de campagne, plus conforme à sa spiritualité que la « basilique » triomphale en l’honneur de sainte Philomène, projetée peu de temps avant sa mort. Les deux édifices sont aujourd’hui réunis. La nouvelle église, qui devait remplacer l’ancienne, annonce la basilique de Fourvière à Lyon, œuvre des mêmes architectes : Pierre-Marie Bossan et Sainte-Marie Perrin.

Aidé par la famille des Garets, le Curé d’Ars a pu acheter des ornements liturgiques, bannières, calices, ciboires, ostensoirs dans les meilleures Maisons de Lyon. Pour lui qui a voulu l’extrême pauvreté, rien n’était trop beau pour la gloire de Dieu.