Viviers

Auteurs : Maryannick Chalabi ; Simone Hartmann-Nussbaum ; Marie-Reine Jazé-Charvolin ; Geneviève Jourdan ; Marc Pabois

Photographe : Jean-Marie Refflé

Dessinateur-cartographe : Paul Cherblanc

Éditeur : Imprimerie nationale

Collection : Inventaire topographique (épuisé)

Date de publication : 1989

Situé un peu à l’écart des grands centres de peuplement préhistorique des gorges de I’Ardèche et du plateau des Gras, le canton de Viviers est représentatif de la préhistoire dans la moyenne vallée du Rhône. Ouvertes sur la rive droite du fleuve – grand axe de circulation des faunes quaternaires et des premiers groupes humains – de petites vallées abritées y ont fixé I’habitat.

Sur les neuf agglomérations du canton existant au Moyen Âge, sept étaient fortifiées et gardent Ies vestiges de leur enceinte. Sept châteaux forts et trois tours isolées ont été recensés dont quatre conservent aujourd’hui des vestiges plus ou moins modifiés. La tour de Saint-Thomé possède la disposition traditionnelle des donjons médiévaux. L’architecture romane domine dans les édifices religieux du canton, excepté la cathédrale de Viviers qui s’ouvre aux formes gothiques. Les églises se caractérisent par la sobriété de I’ornementation intérieure et par l’absence de décoration extérieure. Seule, la tour Saint-Michel, à Viviers, présente des façades animées de dents d’engrenage, arcatures et
lésènes, éléments qui constituent l’une des composantes de I’art provençal. La violence des guerres de religion explique I’absence de mobilier antérieur au XVIIe siècle, la pauvreté des paroisses rurales ne leur permettant pas le réameublement immédiat de leur église. ll en va autrement de la cathédrale de Viviers dont les travaux de redressement et d’embellissement furent confiés à des artistes locaux et à des étrangers. Elle conserve de cette époque des stalles exécutées en I 661 .
Cet ouvrage est le seizième de la série des Inventaires topographiques.